Missions

Véritable conservatoire des espèces menacées d'extinction, la nouvelle génération de parcs zoologiques est motivée par la volonté de ne plus seulement donner à voir mais d'essayer de faire comprendre. Elle a également redéfini ses missions, désormais articulées autour de 3 axes fondamentaux :
- la conservation
- la recherche
- l'éducation

 

Conservation et reproduction


La protection des habitats, la lutte contre le braconnage et le commerce illégal sont des mesures indispensables, malheureusement pas toujours suffisantes. Il est parfois nécessaire d’organiser des programmes coopératifs d’élevage en parc zoologique afin de sauvegarder les espèces sauvages menacées : c’est ce qu’on appelle la conservation ex situ (hors du milieu naturel).
 
Créés à l’initiative des parcs zoologiques au milieu des années 80, les Programmes d’Élevage Européens ou EEP (Europäiches Erhaltungszucht Programm) correspondent au niveau de gestion le plus intensif et concernent aujourd'hui plus de 180 espèces. Chaque espèce faisant l’objet d’un EEP est gérée par un coordinateur dont le travail consiste à rassembler des informations sur le statut de chaque individu de la population dans un livre généalogique (studbook), à réaliser des analyses démographiques et génétiques ainsi qu'à produire des recommandations de gestion de l'espèce (reproduction, transferts...). Chaque EEP cherche à maintenir une population saine et durable possédant une bonne diversité génétique (au moins supérieure à 90% sur une période de cent ans) et démographiquement stable. En effet, une bonne variabilité génétique et par conséquent une consanguinité limitée favoriseront la viabilité à long terme d'une population animale, en lui permettant de s'adapter aux changements soudains de son environnement. Le Zoo de La Palmyre participe à 41 EEP.
 
D’autres animaux sont suivis dans le cadre des Stud-Books Européens (ESB), dont le niveau de gestion est moins intensif. Là aussi un coordinateur rassemble un certain nombre de données sur l’espèce (naissances, décès, transferts...) et les compile afin de réaliser des analyses de la population. Il peut éventuellement proposer un classement en EEP si le besoin s’en fait sentir. Le Zoo de La Palmyre participe à 15 ESB.


 
Les parcs zoologiques participent à la sauvegarde des espèces sauvages non seulement au sein de leurs établissements, mais également directement dans le milieu naturel. C’est la conservation in situ. Les modes d’action diffèrent, mais l’objectif demeure le même : préserver des animaux dont la survie est directement menacée à plus ou moins court terme par la déforestation, la chasse, l’expansion des activités humaines, la destruction des écosystèmes... Aujourd’hui, une quinzaine de programmes de conservation en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud font l’objet d’un financement régulier de la part du Zoo de La Palmyre.


 

Recherche


La présence de collections vivantes au sein des parcs zoologiques du monde entier leur permet de contribuer à de nombreux programmes de recherche sur des sujets variés : génétique, insémination artificielle, enrichissement du milieu, comportement, nutrition, parasitisme, soins et techniques d'élevage, cognition...
 
Le Zoo de La Palmyre collabore régulièrement à des travaux conduits par des universités, des écoles vétérinaires ou des instituts de recherche pour des applications en médecine vétérinaire ou humaine, en leur fournissant par exemple des échantillons de poils, de plumes, de sang ou bien encore des fèces. Toutes les recherches sont non invasives pour les animaux, le vétérinaire réalisant les prélèvements lorsque des anesthésies sont nécessaires pour des raisons médicales.  
             
Le Zoo de la Palmyre a notamment participé à des recherches concernant la génétique des guépards, des calaos terrestres et des lycaons, la reproduction des rhinocéros blancs, le mode de préhension des primates, la communication sociale chez les humains et les grands singes, la pathologie parasitaire du panda roux...


 

Education


Le zoo accueille un large public scolaire tout au long de l’année et lui propose des ateliers pédagogiques aux thèmes variés, adaptés à l’âge et au niveau des enfants. Chaque animation se déroule au coeur du zoo, devant les enclos des animaux. Si elles permettent de faire découvrir aux écoliers les particularités d’une espèce, ces activités délivrent aussi des messages forts sur l’importance et la façon de préserver les animaux menacés de disparition ainsi que la planète qui nous abrite.
 
Le parc participe également régulièrement à des campagnes de sensibilisation sur les espèces menacées organisées par l'EAZA et la WAZA, visant à collecter des fonds pour financer des actions de protection dans la nature. Il a ainsi soutenu la campagne rhinocéros en 2006, la campagne Madagascar en 2007, l'année du gorille en 2009 et la campagne grands singes en 2011.
 
Enfin, des élèves des écoles vétérinaires et des étudiants en éthologie sont périodiquement accueillis en stage. Aux côtés du vétérinaire du zoo, les étudiants se forment aux techniques d’intervention sur la faune sauvage, souvent bien éloignées de la médecine vétérinaire traditionnelle. Quant aux jeunes éthologues, ils se familiarisent avec le comportement des espèces qu’ils étudient. Leurs observations permettent souvent d’améliorer la gestion d’une espèce au sein des parcs zoologiques.

Crédits photos : © Tacugama Chimpanzee Sanctuary, F. Perroux/Zoo de La Palmyre, S. Meys, WCS Takamanda-Mone Landscape Project, M. Hurdebourcq, E. B. Ruivo, Hutan.