Les métiers du zoo

1600 animaux pesant entre 150 grammes (ouistiti pygmée) et plus de 4 tonnes (éléphant d'Asie), 55 employés à l'année et près de 110 pendant la saison estivale, 18 hectares et 4,5 km d'allées ombragées : le Zoo de La Palmyre est une véritable petite ville où s'affairent de nombreux corps de métiers afin d'assurer les meilleurs soins aux animaux et un entretien irréprochable du site. Près de 20 000 euros sont nécessaires chaque jour de l'année pour faire fonctionner l'ensemble du parc.
 

Le vétérinaire


Thierry Petit, vétérinaire au zoo de La Palmyre depuis 1989, est à la fois responsable du suivi sanitaire des animaux, mais également du cheptel du parc, c'est à dire qu'il gère les transferts vers ou en provenance d'autres parcs zoologiques selon les naissances, les décès, la génétique et les conflits qui peuvent survenir au sein d'un groupe. La matinée est consacrée aux soins sur le terrain, pour administrer des traitements médicaux, contrôler l'évolution d'un traumatisme ou d'une maladie, réaliser des anesthésies qui ont été planifiées à l'avance ou en urgence si un soigneur signale un incident. L'après-midi est davantage dédiée au travail administratif : tenue des registres, réponses aux emails, mise à jour des fiches individuelles de traitement...Le zoo dispose d’un bloc opératoire, d'un appareil permettant de réaliser des radiographies numériques, d'une salle d'autopsie et d'un centre de quarantaine.

 

Le soigneur


Le soigneur animalier a pour responsabilité le nettoyage des enclos et des bâtiments, ainsi que le nourrissage des animaux dont il a la charge dans le parc. Chaque matin il s'assure que les animaux ont passé une bonne nuit et qu'ils vont bien. S’il détecte la moindre anomalie (par exemple si l’animal n’a pas mangé, s’il présente une blessure ou si son comportement a changé), il fait aussitôt appel au vétérinaire. C'est un métier fatigant car les tâches sont souvent pénibles (ratissage, port de charges lourdes...) et contraignant (travail le week-end et les jours fériés). Et pas question d'être en contact direct avec les animaux dangereux comme les fauves, les ours, les hippopotames ou les éléphants. Les qualités requises ? Etre dynamique, bon observateur, consciencieux et bien sûr aimer la nature et les animaux ! Beaucoup de soigneurs qui travaillent dans les zoos ont appris leur métier "sur le tas", c'est à dire qu'ils ont été recrutés sans diplôme particulier. Mais il existe aussi des centres de formation spécialisés à Gramat, Carquefou et Vendôme.

 

La nurserie


Le zoo possède deux bâtiments faisant office de nurserie : l'un, situé à côté de l'enclos des bisons, est plus particulièrement dédié à l'élevage des oiseaux tandis que celui situé derrière le spectacle des perroquets accueille généralement les mammifères.
Chaque bâtiment est équipé de couveuses, d’incubateurs et de terrariums à lampes chauffantes.
Les bébés animaux souffrant d'une pathologie ou non élevés par leur mère (par manque de lait ou d'instinct maternel) sont pris en charge par les soigneurs de la nursery sur demande du vétérinaire. Le soigneur de la nurserie joue le rôle d'une mère de substitution. Il doit toutefois limiter les contacts avec les animaux dont il s'occupe afin de minimiser le phénomène d'imprégnation et favoriser ainsi la réintroduction future de l'individu dans son groupe d'origine ou avec des congénères.

 

Le responsable technique


Il veille au bon fonctionnement des pompes, filtres, matériels de chauffage et autres équipements indispensables au maintien de la qualité de l'environnement à disposition des animaux. Il contrôle l'étanchéité de la clôture d'enceinte du zoo. Il est aussi appelé par les différents secteurs du parc pour réparer une machine défectueuse, resserrer des boulons sur des agrès ou changer une ampoule dans un bâtiment. Deux techniciens spécialisés en serrurerie et soudure interviennent également lors de la construction de nouveaux bâtiments et de l'aménagement des enclos (fixation d'agrès, création de décors, soudure de grillages, entretien des trappes et serrurerie...).