Premières sorties pour le petit zèbre de Grévy

Depuis quelques jours, le petit zèbre de Grévy (Equus grevyi) né à la mi-janvier fait ses premiers pas en extérieur. Les températures très froides de ces dernières semaines l’avaient en effet contraint à rester bien au chaud dans le bâtiment mais l’air se faisant plus doux, il peut désormais profiter de l’enclos extérieur avec sa mère même si l’accès au bâtiment reste ouvert.

Les femelles zèbres de Grévy donnent naissance à un petit après 13 mois de gestation. Classée en danger sur la Liste Rouge de l’UICN, l’espèce est menacée par la dégradation et la perte de son habitat induites par le surpâturage du bétail domestique avec lequel elle est également en compétition pour l’accès à l’eau. La chasse pour sa viande ou à des fins médicinales et culturelles atteint également des niveaux élevés à certains endroits. Enfin, les maladies transmises par le bétail non vacciné ainsi que l’hybridation avec les zèbres de plaine (Equus burchelli) constituent aussi des menaces sérieuses.


Le nombre total de zèbres de Grévy sauvages est estimé à un peu plus de 2600 animaux dont moins de 2000 individus matures, répartis dans seulement 2 pays africains : l’Ethiopie et le Kenya. La densité de la population fluctue selon les saisons, les animaux se déplaçant à la recherche de leur nourriture. Ils ont tendance à se regrouper davantage en saison sèche, lorsque la dépendance à l’eau se fait plus forte. Ils se nourrissent principalement d’herbe mais consomment également du feuillage en quantité importante lorsque la sécheresse se fait plus intense ou en raison du surpâturage.