Iranian Cheetah Society

Le guépard asiatique (Acinonyx jubatus venaticus) ne survit plus à l’état sauvage qu’en Iran. Il est classé en danger critique d’extinction sur la Liste Rouge de l’UICN. Son aire de répartition originelle s’étendait de l’Inde jusqu’à la péninsule arabique en passant par l’Afghanistan, le Turkménistan, l’Iran et la Syrie, mais la dégradation des habitats, la chasse intensive des proies dont il se nourrit, les conflits avec les éleveurs de bétail et le braconnage qui en découle ont fait chuté ses effectifs de façon dramatique. Aujourd’hui, moins d’une centaine d’individus dont la moitié seulement en âge de se reproduire subsiste en Iran. Différent de son cousin africain, il a délaissé les gazelles des plaines devenues trop rares dans certaines zones pour se nourrir principalement d’ongulés évoluant en altitude, tels que les mouflons et les chèvres sauvages.

Il est particulièrement difficile de suivre les guépards dans le pays en raison de leur domaine vital très étendu, de leur faible densité et de leur discrétion. Le moyen le plus efficace pour les étudier consiste à installer des pièges photographiques qui permettent d’identifier les animaux, en observant notamment la forme et la position des tâches foncées sur le pelage, propres à chaque individu et ne se modifiant pas au cours du temps. Au total, quatre-vingts pièges photos ont été installés dans les réserves fréquentées par les guépards et fournissent régulièrement des images sur lesquelles les chercheurs de l'Iranian Cheetah Society basent leurs travaux.

Depuis 10 ans, cette NGO s’est fixé pour mission de conserver les cinq grands carnivores que compte l’Iran (le guépard asiatique, le léopard, le loup, l’ours et la hyène rayée) en réduisant les conflits avec les populations locales et en mettant en place des activités d’éducation et de sensibilisation. Le Zoo de La Palmyre finance son programme de conservation des guépards depuis 2011.
 
Site internet : www.wildlife.ir

Crédit photos : © Iranian Cheetah Society.